Bwarf.
C'est le moins qu'on puisse dire.
Petit bilan... qu'est-ce que j'ai branlé cette année ? ("mis à part moi" que j'ai failli écrire, mais je trouvais ça vraiment trop vulgaire)
La réponse ?
Rien.
Ou pas grand chose, ce qui vaut un "rien de significatif". J'ai simplement vivoté. survécu en fait. Je me sens plus mort que vif. Ai l'impression que tout ce que je fais me perd, que je vis pas quoi ! C'est tellement stupide... tellement stupide de ne pouvoir que soupirer en faisant le bilan de ces secondes. Et me dire encore et toujours, à jamais, "c'est tellement stupide" parce que je sais dire que ça.
Evanescence "My Immortal" (mon ex chanson de déprime)
J'ai passé un an à bosser. Pas à fond, certes.
Pas au minimum - loin de là. Pour être exact, très proche du maximum en réalité. (Et au final, qu'est-ce que le maximum sinon ce qu'on est effectivement en train de faire ? J'étais peut-être réellement à mon maximum, pour ce que la fainéantise s'interposait entre moi et... moi) Quoi qu'il en soit j'ai fait une année appréciable si en juge par les notes. Encore une à mon petit palmarès. Et toujours ces sempiternelles éloges qui me font roucouler de contentement - "t'es trop fort", "oui mais toi... toi t'es sylvain quoi !" - ces mêmes éloges que je veux fuir officiellement parce qu'elles présagent souvent l'implosion du piédestal même qu'elles auront édifié. Je dis implosion, car la rupture de la belle colonne en marbre sur laquelle on me pose, il n'y a que moi qui la précipite. Loin d'être mon propre fossoyeur, je suis ma propre Parque. Alors je navigue entre ces deux personnes, cette arrogance qu'on me reproche, que je nie, et qui au final est, et existe - transparaît intérieurement - j'en ai pleinement conscience - et cette humilité maladive que je persiste à exposer avec fierté.
Full Metal Alchemist "Keiji" (puissante et douce) ... Paradoxal ?
... Quand j'y repense - et c'est pas rare - au début de l'année, j'étais coincé dans mes idées que je pourrais dire au revoir - très prochainement - à toutes ces inepties scientifiques. Je partais dans l'idée qu'après tout les quelques capacités que j'avais en dessin, en écriture (malgré la crise du bac de français ^^), pourraient m'assurer de vivre.
J'avais dix-sept ans depuis peu.
Courant Janvier, je me rends compte que... non. Non c'est pas possible. Je suis pas De Vinci. Je m'appelle pas Hugo. Bien que rêvant moi aussi de défier Chateaubriand, je vis dans ce monde qui ne laisse que la place aux adolescents boutonneux en mal de reconnaissance. Pas dans ce monde fastueux où on peut devenir quelqu'un, étant donné la misère ambiante. Je le répète, je suis fait de cette entité (Mr Hyde ?) qui se complait dans les fantasmes de la célébrité. Je ne rêve pas Popstars. Je rêve juste de la gloire par l'écriture, le dessin - est-ce vraiment plus noble ? Pas le moins du monde m'est avis. Futile n'est-ce pas ? Combien de personnes sont mes semblables, tapies dans la timidité, la honte ou l'oubli, qui peut-être les couvrent comme moi ? Soyons clair : je nie en public mes aspirations, parce que je les sais ridicules sans savoir, en fait, comment les réprimer totalement.
Je suis cette dualité de gamin :
"Cher père noël,
Je veux devenir grand (et rapidement si c'est pas trop demander)
... mais pas n'importe quel grand, hein ?! (tu m'as très bien compris !)
PS : par contre, si je pouvais garder du temps pour jouer avec mes peluches ce serait bien (venant d'une personne qui les distribue, je n'attends pas un refus - est-ce clair ? =) Sur ce à bientôt. "
The Nightmare before Christmas
"Jack's Lament"
(they're few who'd deny
at what I do I am the best
for my talents are reknowned far and wide... )
Mars. "C'est quoi les Insa ?". La révélation. De là ma fixation sur l'Insa de Lyon.
Filière internationale... Bon panel de filières à choisir entre la 2e et la 3e année. Prépa intégrée bien réputée... Bon niveau - et des demandes qui ne se font pas sur concours.
Mon rêve. Avoir cette école qui promet tend et semble récompenser le travail continu. Le hic : un système d'admission laissant perplexe beaucoup de personnes. J'ai été sur les forums pour me rassurer, écouté mes camarades, cru bon de rêvé. Et là, nouveau dérapage. La filière que je veux vraiment ? La SCAn. Section sCience et Anglais. Enormissime pour atteindre un de mes buts dans la vie, être bilingue anglais. Mais une dizaine de places seulement pour les français, la moitié restante étant anglophone. Quelles sont mes chances d'intégrer ? Pas certaines. ... La certitude me rassure tellement ! Alors je me languis, je désespère depuis Mars. Autant que si j'avais attendu depuis la 6e. Alors que je connais l'école depuis seulement trois mois. Entre temps, j'avais réussi à prouver à mes parents par maints arguments et moult discours. C'était quasiment fixé. J'avais relégué les CPGE et leur enfer souterrain en bas de mon classement, rêvant de la SCAn, bien évidemment, et affirmant toujours que je ne l'aurais jamais. La même politique. J'ai beau grandir, penser de plus en plus à mon avenir, mes rêves persistent. La pulsion (pourquoi n'en serait-ce pas une ?) change simplement d'objet. Autrefois c'était la gloire par les arts. Descartes disait qu'on pouvait tout vouloir. Mon projet s'est donc simplement mué. Et j'ai désiré plus que tout la SCAn, sachant que j'avais des chances infinitésimales d'y entrer.
A l'heure actuelle les résultats ne sont pas tombés. Je peux très bien être admis en SCAn sans le savoir.
Et j'espère toujours au fond de moi.
Mais un autre facteur a surgi...
James Blunt "Goobye my Lover" (I'm so hollooow)
... 5 kilomètres les séparent et c'est désormais à Lyon que semble se résoudre mon avenir. Les deux prochaines années convergent là-bas si j'en crois mes prédictions.
Comment une enveloppe aussi frêle a pu autant me faire réfléchir ?!
Léger retour en arrière : ...
Il était une fois, au début de l'année, les discours alléchants d'un prof. Pharma ? trop tentant ! Oui mais les prépa aussi... Et les écoles d'ingénieur ! Que choisir ? J'ai penché un temps pour Pharma, délaissant définitivement les arts. Puis les CPGE se sont imposées. Et là nouveau problème : choisir quoi ? le discours paternaliste de mes parents et ma couardise pondérée ? ou choisir les "GRANDES" prépa, pour la gloire, l'honneur et la passion ? J'ai pas le coeur fougueux. Je me sens petit face à ce monde de taupins surpuissants. Et même mon côté rêveur fougueux n'a pas su me faire pencher pour les grandes écoles. Au cas où l'Insa me rejettait (aïe) je projetais d'aller à Dumont. La prépa "locale". Pourquoi pas, après tout ?
Mais j'avais aussi postulé, à l'arrachée, aux Lazaristes. Une prépa plutôt appréciée par mes pairs. "Qui veut tenter Lazare ici ?" Plusieurs mains se sont levées à chaque fois que sonnait cette question. Mais pas la mienne. J'avais postulé "pour voir". Pour satisfaire malgré son silence relatif mon côté "rêveur farouche". Le problème c'est qu'apparemment, cette grande école au si petit effectif envoie une lettre aux élèves qui l'intéressent beaucoup.
L'autre jour, Jeudi 15, le prof nous annonce avec ce léger stress dans la voix "J'ai appris par *** (son envoyé spécial à Lazare) que les Lazaristes avaient tardé à envoyer les enveloppes. Mais ça y est ils l'ont fait : ce soir vous vérifiez. Qui ça concerne déjà ?" J'ai pas levé la main. Pourquoi m'ennuyer avec ces histoires ? Je projetais rien vis à vis de Lazare.
Mais le soir même, sans que j'aie vérifié, mon père a ramené le courrier et ouvert cette fameuse lettre. j'avoue que j'apprécie pas le fait qu'on ouvre mon courrier... mais au final ça montre à quel point j'étais ignorant, autant que lui, de la valeur de cette lettre. Du moins en comparant avec Pierre-Antoine qui l'a reçu et qui était aux anges, surexcité, à me demander en vitesse sur MSN de vérifier que je l'avais - ou pas - reçue moins aussi.
Enya "May it be" ? (le titre explique la présence de la chanson ici... )
Quand je l'ai vue, je me suis dit "Ah".
Un bout de papier m'informant que j'étais "fortement susceptible d'être admis".
... And so what ? aurais-je pu dire, fier de mes prétentions sur l'Insa, désireux de ne pas m'intéresser aux prépas.
Mais entre temps, j'avais vu combien l'Insa était difficile d'accès, combien la sélection ne m'avantageait pas, combien la politique à choisir serait assez hasardeuse : prendre ce qui me reste. Sachant tout ce stress qui me rongeait à cause de l'Insa et son incertitude, sachant que j'avais Dumont en renfort en cas de refus à l'Insa, et qu'une prépa que d'aucuns mourraient d'envie d'intégrer m'envoyait cette lettre, je pouvais qu'avoir une réaction décente.
... Me remettre en question...
De fait, je pensais pas être intéressé par Lazare. bien trop peur d'échouer. Quand je suis aller aux portes ouvertes à Massena, le directeur a dit qu'il fallait globalement avoir bossé, mais avoir des réserves. C'est de ça que j'ai peur : ne pas avoir de "réserves", en gros avoir le second moteur au cas où le premier explose... (image très rassurante m'est avis XD) Le fait est cependant que Lazare me prétend "fortement susceptible d'être admis". C'est un bon point. De plus, cette "grande" prépa me fait l'honneur de reconnaître le travail de ces années derrière moi. J'en suis honoré - qu'est-ce que je peux dire de plus ? C'est très rassurant par rapport au statu quo de l'Insa.
Le Roi Lion "L'amour brille sous les étoiles"
( ... l'amour s'amène et nous pauvres pouilleux / Ils nous jettent tous les deux ! )
Quoiqu'il en soit, j'en arrive au point où je doute. Le pic, ç'a été entre vendredi et samedi. ma nuit s'est passé sans rêves : comme d'habitude je rêve tellement le jour que mon inconscient exténué doit profiter de la nuit pour s'en remettre lui aussi... Enorme, hein ? Au moins j'ai pu dormir. Ce qui m'importe désormais, c'est ce choix à faire entre Lazare et Insa, car je me suis résolu : je ne dirai pas non à Lazare. Mais si je dis oui à la prépa, je dis au revoir de façon sûr à mes rêves sur la SCAn. Sayonara l'anglais. Je devrai composer par moi même pour cela - et les méthodes alternatives ne manquent pas (voyage, correspondance, abonnement à Times pourquoi pas ?) mais le rêve de la SCAn, lui, avec tout ce que cela comprend (devoir comprendre 2 ans avec 80 % de cours en anglais, être avec des anglophones en cours, pouvoir faire un stage en pays anglophone dès 2009 ! ) tout cela disparaît.
FF12 "Esper Battle" (épique... comme ce à quoi je rêve... )
Comment lutter ?
Je ne sais donc pas quoi choisir. Ce qui m'importe désormais, c'est que je joue les deux à cinq années de ma vie future. Je joue mon avenir de manière général. l'échec à Lazare est aussi concevable qu'à l'Insa de Lyon. Mon avenir, lui, semble se jouer à Lyon... C'est la moindre de mes certitudes, elle est au moins rassurante en ce sens que je serai toujours là pour pleurer sur tes problèmes, Olivier !
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J'en arrive par ailleurs aujourd'hui au point où je dois devenir adulte. Je conçois que dans deux jours j'aurai franchi la majorité arbitraire. Pour autant je me saurai toujours aussi frêle et faible. Avoir dix-huit ans ne m'apportera ni stupre ni sagesse - pas plus qu'avant du moins. (disons que ça restera dans le négatif, quoi)
Passer ce cap, je serai comme toi, Joyce. Je sais que j'ai pas été très présent par ailleurs. Mais au fond ça n'importe pas tant. J'ai essayé de m'améliorer pour toi. Mais j'ai pas réussi, je le ressens comme ça. Je me rends compte que j'ai bientôt dix-huit ans, et j'ai l'impression de mentir. De me réfugier dans tes jupons parce que je suis qu'un gosse en fait. Je suis perdu, et mes différends avec l'avenir n'arrangent rien. C'est quoi cette comédie que j'interprète ? J'ai essayé de vivre, et au final je me suis mis en quarantaine dans un monde qui n'existe pas, je me suis expatrié dans l'illusion que je voulais éviter, tout en enviant à côté de cela la liberté des autres, de ceux-là qui ne se mentent pas comme je me mens. Et le pire c'est que ça se répercute sur toi... Je me sens lamentable d'avoir si peu de légitimité à me prétendre avec toi.
Lacrimosa "The Phantom of the Opera"
J'en arrive au point où j'ai peur de faire plus de mal, au point où Christine peut repartir avec le compte sans craindre pour leur vie.
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A côté de ça, je sais que je devrais relativiser ma position. Je suis un bon élève. Soit. Et je vis dans un pays relativement stable. Soit. Je détiens paix, sécurité (relative tout de même... ), santé, jeunesse, et j'ai aussi un peu d'amitié, par à-coups, à Toulon d'abord, à Paris, à Djibouti, à Tours, à Nantes, à Lilles... Un peu partout. mais pas au lycée.
*sécrétion pulsatile d'amitié gouvernée par le complexe hypothalamo-hypophysaire*
Je me morfonds chaque jour de m'intégrer. C'est un combat constant. Toujours la peur d'être à la ramasse. D'être le nouveau déchet des autres, leur bouc-émissaire.
"C'est tellement stupide", n'est-ce pas ? Au contraire de l'érotomane, je suis une personne qui se sent en proie à la cruauté des autres en quelque instant de ma vie que ce soit.
C'est pour cela que j'ai cet exponentiellement long bâton enfoncé là où nous pensons tous.
C'est pour cela, par ailleurs, que je suis si "arrogant" comme certains m'ont décrit. Même maintenant je redoute les conséquences de ce que je dévoile.
Tout à la fois je désire constamment l'attention d'autrui. C'est pour cela que je suis aussi éclatant sur MSN, que je l'ai autant été sur le net de façon générale. Tous les smileys, les blagues pourries que je sors généralement à la vitesse de Buzz, cela fait partie de cette personne extravertie que j'aimerais être. Des gens comme Pierre et ses idées tordues... Comment tu fais pour assumer ? Comment ? je prétends ne pas avoir la dignité assez basse pour le faire... au fond c'est plutôt que j'ai pas les couilles pour assumer ce genre de liberté. Alors que... sur le net ? Who cares ?! Là je me lâche !
Je viens de commencer à relire ce livre, sous l'impulsion de ma mère - piètre lectrice... - et de Paul - lecteur insomniaque ? Ils m'ont pas poussés, c'est juste que leur parler m'a donné envie de le relire...
"Tous manipulés tous manipulateurs".
Si je me rappelle bien, mes parents m'ont mis la main au front d'un air inquiet quand je le leur ai demandé pour mon anniversaire - c'était avant le départ pour Djibouti, il fallait bien que je fasse mon beau à l'époque et lire un livre de "psycho" ça faisait classieux... du moins je croyais. Et quoi que j'aie pu croire, je ne regrette pas cette acquisition...
"La cible idéale pour le manipulateur est un individu qui éprouve un sentiment d'incomplétude, né de sa non-appartenance (réelle ou supposée) à un groupe déterminé (consommateur, famille, parti, modèle social). Cette non-appartenance crée un vide affectif, existentiel dans les cas les plus extrêmes. De cette souffrance, surgit un désir irraisonné de se conformer au modèle social envié. Parfois le groupe existe socialement ; parfois il est le fruit du seul imaginaire ou de la production publicitaire ou médiatique, ou d'une manipulation intrafamiliale ( devenir le fils idéal ou l'épouse parfaite).
Le sentiment de non-appartenance s'accompagne chez le sujet d'une peur permanente de mal faire, liée à un sentiment d'inadaptation ou d'infériorité. Il existe chez le futur recruté une crainte de la critique et de la mise au jour d'une personnalité réelle qu'il vit comme inadaptée, socialement condamnable, voire médiocre. on retrouve chez lui des traits de personnalité obsessionnelle avec le sentiment d'être l'objet des propos de l'environnement proche et de vivre sous le regard d'autrui; Obsédé par son désir d'être, ou plus précisément de paraître parfait; il peut être amené à adopter un véritable comportement psychorigide." (Jean-Marie Abgrall)
Bon, j'épargne à mes doigts la fin de l'extrait, il ne m'intéresse pas vraiment. Quoiqu'il en soit, je me suis parfaitement reconnu dans cette description. J'en ai ri jaune, comme on dit. Mais, suivant la logique de l'extrait, qui me manipule dans cette affaire ? Je suis cette victime quasi idéale... mais au fond, le vrai loup, c'est moi. Personne d'autre. Je n'entends pas jouer les interprètes et m'inspirer du texte pour dramatiser ma cause. (C'est malgré tout ce que j'ai fait - ça s'appelle une prétérition, je crois ^^ et ça fait partie du processus manipulatoire qui suinte de mon écriture, précisément pour dramatiser ma vie et essayer de paraître intéressant, c'est fou non ?... ) Ce que je veux dire, c'est que tous mes problèmes au fond, ne viennent que de mon entêtement à la timidité, à la rigueur avec ma propre personne...
Je veux juste rire, m'amuser, sortir...
... Sortir de ce carcan impavide que j'ai pu me construire dans la petite tragédie que je jouait en solo. Cette protection même qui en réalité m'étouffe.
Tour de Japon "To Zanarkand" (*sigh*)
En sortir.
Qu'est-ce qui m'en empêche ? Sinon moi ?
La peur. Toujours cette peur, qui ne dépend que de moi ! C'est tellement... ah... (je vais radoter à force)
Je vais finir cet article ici. J'ai pas le courage de le relire, pas le courage de le mettre en forme, pas le courage de le corriger.
Il faut juste que j'écrive, même si personne ne lit.
Juste écrire. (en espérant qu'on me lise... toujours aussi contradictoire !)
Sylvain. (peut-être Sylf... mais au fond, c'est ce personnage bouffon que je dois assassiner pour vivre réellement... non ?)
J'en suis au crépuscule de mon enfance.
C'est ça l'âge adulte ? Des regrets à n'en plus finir ?