Luca Valdesi , Ceinture noire 5e Dan de karate... ................... .............................................................. ... euh... et moi ? Ceinture rose à fleurs, d'après Pierre... (><)

Voiun nouvel article, puisque Pierre a eu l'extrême grossreté (xD) de me reprocher mon manque d'articulation prolifique (et non pas logique, car il va de soit, de par ce jeu de mot stupide, que mon blog est dénué de tout esprit d'organisation, donc qu'il est représentatif plus du chaos originel de ma vie que de l'ordre clairvu par n'importe quel aveugle moyen, un de ces sages et sagaces clairvoyants... mais je m'écarte du sujet... ahem ahem... ^^)

Non, Pierre je ne t'en veux pas, ton commentaire de 40 lignes m'a bien fait rire et rappelé bien des moments ^^ (merci pour le sourire qui lors de ma lecture naquit sur un visage trop peu expressif en ces temps si sombres tant le soleil nous aveugle et nous prive de la lumière de l'intelligence (en nous rendant fou et nous égarant dans la paresse de sa chaleur... je m'égare ? non, non xD enfin c'était pour illustrer la fuite de conscience dont je parlais... )

Pourquoi parler del Signore Valdesi ? Semplicemente perché è il campionato mundial of karate de 2006...
Personnellement je l'ai rencontré ce matin (je savais pas même qu'il existait le pauvre) Je n'aurais pas la prétention de vous le pouvoir présenter, bien loin de là (je suis loin d'être comme Thomas qui vous pourrait introduire dans la jet-set auprès de son footabller monégasque Yann Coleur (sais pas l'orthographe désolé ^^) ... enfin vais chercher quand même, je reviens tout de suite, attendez-moi *après recherche* putain... c'est Jan Koller Oo)

Où en étais-je ?
Ah vi, Luca Valdesi, un italien de 31 ans (si j'ai réussi à calculé) champion du monde de karate en 2006 d'après mes recherches au hasard sur youtube... bref, il exécute, sur la video, le kata Enpi, qui est du niveau 2e Dan si j'ai, là encore, bien compris.


Explicaciones :
Je fais du karate depuis la 5e
(faut pas s'y fier, ça ne veut strictement rien dire : je suis nul ^^)
J'ai aujourd'hui la ceinture bleue.
Dans la hiérarchie officielle c'est ainsi :

Blanche
Jaune
Orange
Vert
Bleu
Marron
Et Noire : 1er Dan => 2e Dan => 3e Dan => ... => 10e Dan
(sachant qu'en général le 2e Dan ça suffit et que passé le 5e faut beaucoup de truc administratifs et aussi que les seuls 10e Dan au monde sont, d'après mes sources, des japonais de 80 ans qui ont fait de leur vie une vie de karate)

Bref, j'en suis 'officiellement' à la bleue. Ca veut aussi dire que je sais faire obligatoirement une certaine quantité de kata propres à mon style de karate, le shotokan. Ces kata sont les cinq Heian : Heian Shodan, Nidan, Sandan, Yondan, Godan ainsi que Basai Dai, un des kata les plus élevés requis au passage du 1er Dan.

J
'ai parlé des styles de karate parce qu'il en existe plusieurs : le shotokan, avec des positions moyennes, le wado-ryu de Gilles (Eo), qui est un style avec beaucoup de positions hautes, pratiques, d'après lui, pour placer des coups de pied au visage en criant "BANZAAAI" et mettre l'adversaire KO en un coup... (mais vous inquiétez pas, il est tout mignon Eo, faut pas s'y fier là encore !), et après y'en a d'autres mais je les connais pas... Chaque style a, en général, son vocabulaire pour les techniques, les positions, les déplacements et donc c'est en général difficile de travailler entre eux, c'est pourquoi faut tout traduire quand de styles se rencontrent (pour les stages des grands maîtres notamment ^^)...


Autre chose ?
Oui, allez ^^

Pour l'explication du titre (qui est important pour la compréhension de mes articles en général xD) je dirai juste que c'est un quolibet d'Alexandre (en 4e ou 3e) qui m'a valu le coup de la ceinture rose, qui a dérivé en ceinture rose à fleurs (réputation de pacifiste, évidemment ^^' mais pas que ça... ><)

Sinon,
j'ajouterai que je connais certes tous les kata de mon niveau (heureusement, sinon... ) mais que j'attache de l'importance à connaître les autres (ceux du 1er Dan autres que les Heian et Basai Dai, à savoir Tekki Shodan et Kanku Dai que je viens tout juste d'apprendre, ou encore Enpi et, il y a deux ans, Hangestu - mais je l'ai largement oublié celui-là xD)
Le
s kata ce sont avant tout des exercices où on est face à un adversaire imaginaire, ça consiste en l'exécution d'une séquence de techniques, associées à des mouvements et des positions spécifiques, et cette suite est figée (malgré les variantes) parce qu'inscrite dans la tradition, c'est le côté historique du karate (même si j'en connais très peu à ce niveau et que j'ai plus donné mon impression que la définition officielle d'un kata en karate : de plus, j'imagine que les kata dans les autres arts martiaux sont de la même teneur, en aikido, judo, et autres arts japonais, et même autres comme en viet vo dao, sous un autre nom que le kata (¿ le qyen ?)... )

Si je
continue à faire du karate, c'est principalement pour les kata, et absolument pas pour les combats parce que je suis encore plus nul xD Les kata ont une dimension artistique et spirituel bien spéciale : on est seul face à soi-même, malgré le but originel de l'adversaire invisible. Il y faut du ki (de la force) malgré l'invisible ennemi, c'est assez dur au début, mais je commence à capter le principe (et à l'appliquer, j'espère), et c'est là toute la force d'un kata bien fait, quand c'est maîtrisé, c'est vraiment beau à voir ! (suffit de regarder la vidéo que j'ai jointe ^^)

Sin
on y'a le kata en équipe, par trois, la synchronisation rend d'autant plus que certains kata comme Unsu (kata supérieur que je ne connais pas du tout Oo) sont des enchaînements qui alternent phase de vélocité extrême et phase de soupirs profonds, appuyés, avec toute la force contenue et condensée dans la respiration même...


Voilà pourquoi j'aime le karate ! (Même si je suis nul et pas très motivé ^^')

"Oser croire et vaincre"

C'est ce que m'avait dit le prof à Djibouti... bah j'avoue..
C'est dur d'oser croire quand on est un bouffon comme moi xD (n'est-ce pas Lilix, mdr)

PS
: Oui, Pierre, j'ai complètement copié le principe de ton blog... tu m'en veux pas ? XD
Cliquez sur le lien si vous voulez savoir plein de truc sur l'archerie (comment Pierre fait des flèches, comment il sculpte les boucles, comment il chasse la galinette cendrée, comment il parvient à survivre plus de deux semaines dans une grotte à chasser le marcapoulpe cavernicole... Misère ! j'ai honte de mettre ça Oo)


Sylf
Le 28/06/07
01h22
(oui, il est tard, vais au lit xD)
Corrigé le lendemain... y'avait plein de fautes !

# Posté le jeudi 28 juin 2007 18:26

Modifié le mercredi 11 juillet 2007 14:55

Complètement abattu...

Jour mémorable, jour de profonde et meurtrière agonie XD
Ben quoi !


J'ai eu...
09
/20 à l'écrit...
Ca m'insupporte.
Ca me tue. Pire, ça me désintègre dans la moindre parcelle de faux honneur que je croyais posséder entre mes mains ébahies, ce monstre d'orgueil qui me fit croire un jour que je fus fort en français. Honte à la ferveur inutile du pédant qui se crut humble et rieur quand sa seule fin n'était que l'opprobre et l'oubli... (et aussi les railleries, mais ça je le laisse à Pierre xD)

Bref
, je suis profondément dégoûté par cette note, qui, je l'avoue a une valeur autant significative (pour moi) que celle de mon Brevet : nulle et absolument pas représentative de mon année...
C'est ce genr
e de cas qui nous fait apprécier le contrôle continu, je peux pas le nier, ça me rendrait moins ridicule... ^^

D'aprè
s le corrigé que m'a passé Pierre A-B, mon écriture présentait deux défauts majeurs : d'une part sa rapidité, sa brièveté, et, d'autre part le fait que je n'ai pas analysé en profondeur la scène exposée dans Choses vues par Hugo... Bref, est-ce que ça me rend hautement coupable et trop peu méritant pour avoir la moyenne ? Je trouve ça sévère, moi ! ^^'

Bah... la note est
officielle, voilà qui est fait. Plutôt que de m'attarder sur ce léger échec (qui détruit jusqu'aux fondements même de mon estime de moi-même) je vais essayer de me rattraper avec les épreuves du vrai baccalauréat, l'année prochaine. ca signifie : bosser, bosser, bosser. (Ca me changera xD)

Voilà pour ma complainte à mo
i-même, à l'anéantissement du peu que je croyais avoir et qu'il faudra que je révise assurément : ma surestime (c'est désormais un fait) dans l'art d'écrire... (finalement, je suis loin derrière Pierre G... )

Sur ce, je vais mett
re fin à mes jours, merci d'agréer à l'expression de mes respectueuses et courtoises salutations, polis, loyaux et honnêtes remerciements, qui, franchement, viennent de la dépression qui assaille mon esprit en l'instant XD

Bravo
aussi à Pierre pour ses notes déplorablement enviables et aux autres quei ont réussi s'ils le pensent ainsi, mes condoléances à ceux qui, comme moi, sont profondément atteints par ces résultats ! (je les compreeends *_*)
Brav
o, Pierre, bravo ! je ris, certes, mais mon rire est jaune... désolé, c'est compréhensible je pense ^^ (j'ai la rage, j'ai les boules, j'ai la mort dans l'âme... HE ! rigole pas Pierre, c'est triste... )

Je
finirai en disant que, à force d'entendre des éloges, j'ai cru à une force "hors du commun" en moi, à quelque chose auquel aurait pu prétendre une faible part de la population... Abusé par ma vanité, c'est peut-être justice que de me recevoir cette note comme un coup sur la nuque... (Je me demande en tout cas ^^)

Voilà, voil
à..
Je signe
pas, j'ai pas le courage d'assumer mon pseudo xD (revenons-en à Sylvain, c'est tout de suite plus normal, plus simple, plus humble, moins torturé, moins excentrique, moins rêveur... De retour à ma morne vie quoi XD)

P
S : Pourquoi si peu de couleur ? Parce que ma vision se dégrade tout d'un coup ^^ (jeu de mot : vision dégradée et couleurs dégradées (blanc > gris), cette fois Pierre, tu passeras pas pour un fou furieux xD)

# Posté le lundi 09 juillet 2007 10:54

Modifié le lundi 09 juillet 2007 12:04

"C'est moi, Loraaa !" ... *sigh*

"C'est moi, Loraaa !" ... *sigh*
A Laura,
A Djibouti.
Je vais - peut-être pour la première fois de ma vie - faire quelque chose d'important pour quelqu'un d'autre.

Laura est une amie de Djibouti. Bien que j'aie passé mon année de 2nde, là-bas, à me morfondre les quatre ou cinq premiers mois de ce que je n'avais pas vraiment de potes, j'ai pu, grâce à Emmanuelle, m'infiltrer dans un groupe de filles... (oui je sais, pour un gars ça fait "tapette", c'est d'ailleurs le seul argument que Richard, le catholique assermenté, avait pour se foutre de ma gueule quand lui-même devait douter de ses orientations en matière de libido - m'enfin ceci n'est pas le sujet).

Je dédie cet article à Djibouti.
Djibouti, terre ravagée par le soleil, la diktat et le kat.
(>>> regardez-moi ce zeugma, je suis trop fort en français mdr xD)
Bref... Djibouti, je l'ai cru, m'avait apporté bien des ennuis. D'abord le fait que j'ai dû quitter La Cordeille et qu'à son retour - de même que je l'avais prévu - je serai en retard par rapport aux autres, qui y restèrent... Ma seule victoire - bien piètre - fut d'avoir la meilleure note en maths au premier contrôle...
Voyez comme on peut s'amouracher d'une gloire futile quand on désespère sa cause sans raison aucune. J'ai honte.

Quoiqu'il en soit, au final, au niveau scolaire, Djibouti ne m'a pas vraiment changé, je n'ai régressé ni progressé non plus ; j'ai été constant - même en français ou ma prof m'avait demandé si j'avais déjà fait des concours de Nouvelles... Qu'elle a pu se tromper en cultivant en moi l'espoir d'être et de pouvoir devenir quelqu'un, misant sur la langue et ses jeux !
Non, là où j'ai éprouvé du retard, du moins un décalage certain, ç'a été les relations. J'ai beau n'avoir pas d'ennemis déclarés ici, je n'ai pas eu moins de mal à me faire à la nouveauté. Pénétrer la sphère d'un groupe de personnes est pour moi une intrusion indécente dans son intimité (au groupe) et quoiqu'on en dise, je déteste cette sensation - que je sais pourtant illusoire - de gêner (du moins on me dis que je n'ai pas à m'en faire... merci pour ces suaves paroles Pierre-Antoine, j'ai beaucoup espéré d'elles cette année).

A Djibouti, car c'est là le sujet, j'ai pu passer d'agréables derniers mois grâce à Emmanuelle, Lolita, Pauline, Amélie, Mélanie. Et Laura. (Que de filles !) Ca m'a vraiment changé de La Cordeille... j'étais passé des discussions sur les jeux vidéos, le sport et les cours à des discussions où s'infiltraient parfois des échanges doux à l'oreille comme la surface du dernier tampon sorti ou encore bariolé comme le maquillage de Miss Maeva, consistant et affriolant... comme celui de Miss Claire.

Dans tout cet univers - chamarré au demeurant, malgré les tons désertiques du paysage - Laura était la raillerie incarnée. Une langue aussi agile dans certain domaine (simple évocation, rien de plus) que dans l'art de dénigrer : acerbe et caustique, aussi mordante qu'un acide corrompu à la base... On a énormément jouté, l'un contre l'autre, à s'envoyer des piques qui, quand je les aurais dirigé sur Pauline ou Lolita, n'auraient fait jaillir que de bien faibles et veules "Méeuh", tellement craquant au demeurant xD.
On nous regardait avec un oeil désolé pour notre apparente folie et, franchement, j'ai pas autant ri avec toi, Laura, qu'avec quelqu'un de cette année 2006-2007 (même quand je m'escrimais avec à notre façon, ça n'a pas atteint le niveau d'antan).

---

Belles sont les réminiscences de cette époque, mais j'avoue, l'année de 1ère a été riche en platitudes et exécrables redondances, aussi elle est vite passée dans la paresse du travail à finir et j'ai passé un an à nier presque délibérément mes amies de Djibouti, leur allégant de nombreux "Désolé, je bosse" alors même que je DEVAIS bosser, mais n'arrivais pas même à me forcer à penser...
J'ai perdu ma loquacité et je ne peux pas même prétendre à la retrouver parce qu'un an de néant a aspiré les moindres parcelles de ce qui autrefois faisait ce que vous aimiez en moi : mes brimades ô combien cyniques et mon attitude, ma spécieuse vanité et ma fallacieuse modestie... (oui je sais, j'aurais pu dire "fausse vanité, fausse modesie... mais fallacieux et spécieux c'est plus recherché et ça persifle dans les oreilles quand on les prononce... désolé pour mon harmonie imitative si écoeurante d'une étude sans valeur xD)

C'est aussi pourquoi, après 3 mois d'un drame qui a arraché à Laura la soeur que je lui connaissais, je comprends enfin que j'ai raté mon année, et pas que sur le plan de ce bac ridicule et sa notation, dérisoire au possible - j'aurais pu avoir des notes partout affligeantes que ça n'aurait en aucun cas pu être comparé à ce que Laura aura enduré.

Je parlerai de ce drame individuel à travers elle parce que c'est elle que je connais, et non pas sa petite soeur - toujours est-il que je dois rattraper ce que mon insouciance m'a fait prendre, à savoir un retard de 3 mois, trois longs mois, à la fin desquels je me rachète un peu, je l'espère, en suivant ses instructions :
... faire passer son blog.

Je ne peux pas dire ce que je ressens (mais je vais le dire parce que c'est le propre de cette formule, qu'on appelle prétérition : annoncer par une antithèse très peu subtile qu'on ne va pas énoncer ce qu'on devrait annoncer et qu'on énonce tout de même... ) je suis honteux d'avoir mis si longtemps à réagir, à capter le message, et à suivre sa volonté combative. Je suis de tout coeur avec toi, Laura, même si j'ai été d'un silence inutile et hâve toute l'année passée...

C'est un article pour me racheter tant auprès de Celles de Djibouti qu'après 13 mois je reverrai enfin en août mais aussi spécialement pour Laura et sa cause.
De même : me plaindre du baccalauréat et sa futilité crasseuse dans l'article juste au-dessus sont un moyen de réhausser la honte qui me prend d'avoir osé me morfondre quand de pire choses sont si proches mais que je les ignorais sous couvert de travail acharné.

Ca m'apprendra à croire que j'existe quand d'autres disparaissent si injustement.
Sylvain.
15h00, le 14/07/07

# Posté le samedi 14 juillet 2007 08:49

Modifié le lundi 30 juillet 2007 15:27

Suite et Fin

Bwarf.
C'est le moins qu'on puisse dire.
Petit bilan... qu'est-ce que j'ai branlé cette année ? ("mis à part moi" que j'ai failli écrire, mais je trouvais ça vraiment trop vulgaire)

La réponse ?
Rien.
Ou pas grand chose, ce qui vaut un "rien de significatif". J'ai simplement vivoté. survécu en fait. Je me sens plus mort que vif. Ai l'impression que tout ce que je fais me perd, que je vis pas quoi ! C'est tellement stupide... tellement stupide de ne pouvoir que soupirer en faisant le bilan de ces secondes. Et me dire encore et toujours, à jamais, "c'est tellement stupide" parce que je sais dire que ça.

Evanescence "My Immortal" (mon ex chanson de déprime)

J'ai passé un an à bosser. Pas à fond, certes.
Pas au minimum - loin de là. Pour être exact, très proche du maximum en réalité. (Et au final, qu'est-ce que le maximum sinon ce qu'on est effectivement en train de faire ? J'étais peut-être réellement à mon maximum, pour ce que la fainéantise s'interposait entre moi et... moi) Quoi qu'il en soit j'ai fait une année appréciable si en juge par les notes. Encore une à mon petit palmarès. Et toujours ces sempiternelles éloges qui me font roucouler de contentement - "t'es trop fort", "oui mais toi... toi t'es sylvain quoi !" - ces mêmes éloges que je veux fuir officiellement parce qu'elles présagent souvent l'implosion du piédestal même qu'elles auront édifié. Je dis implosion, car la rupture de la belle colonne en marbre sur laquelle on me pose, il n'y a que moi qui la précipite. Loin d'être mon propre fossoyeur, je suis ma propre Parque. Alors je navigue entre ces deux personnes, cette arrogance qu'on me reproche, que je nie, et qui au final est, et existe - transparaît intérieurement - j'en ai pleinement conscience - et cette humilité maladive que je persiste à exposer avec fierté.

Full Metal Alchemist "Keiji" (puissante et douce) ... Paradoxal ?

... Quand j'y repense - et c'est pas rare - au début de l'année, j'étais coincé dans mes idées que je pourrais dire au revoir - très prochainement - à toutes ces inepties scientifiques. Je partais dans l'idée qu'après tout les quelques capacités que j'avais en dessin, en écriture (malgré la crise du bac de français ^^), pourraient m'assurer de vivre.
J'avais dix-sept ans depuis peu.
Courant Janvier, je me rends compte que... non. Non c'est pas possible. Je suis pas De Vinci. Je m'appelle pas Hugo. Bien que rêvant moi aussi de défier Chateaubriand, je vis dans ce monde qui ne laisse que la place aux adolescents boutonneux en mal de reconnaissance. Pas dans ce monde fastueux où on peut devenir quelqu'un, étant donné la misère ambiante. Je le répète, je suis fait de cette entité (Mr Hyde ?) qui se complait dans les fantasmes de la célébrité. Je ne rêve pas Popstars. Je rêve juste de la gloire par l'écriture, le dessin - est-ce vraiment plus noble ? Pas le moins du monde m'est avis. Futile n'est-ce pas ? Combien de personnes sont mes semblables, tapies dans la timidité, la honte ou l'oubli, qui peut-être les couvrent comme moi ? Soyons clair : je nie en public mes aspirations, parce que je les sais ridicules sans savoir, en fait, comment les réprimer totalement.

Je suis cette dualité de gamin :

"Cher père noël,
Je veux devenir grand (et rapidement si c'est pas trop demander)
... mais pas n'importe quel grand, hein ?! (tu m'as très bien compris !)

PS : par contre, si je pouvais garder du temps pour jouer avec mes peluches ce serait bien (venant d'une personne qui les distribue, je n'attends pas un refus - est-ce clair ? =) Sur ce à bientôt. "

The Nightmare before Christmas
"Jack's Lament"
(they're few who'd deny
at what I do I am the best
for my talents are reknowned far and wide... )

Mars. "C'est quoi les Insa ?". La révélation. De là ma fixation sur l'Insa de Lyon.
Filière internationale... Bon panel de filières à choisir entre la 2e et la 3e année. Prépa intégrée bien réputée... Bon niveau - et des demandes qui ne se font pas sur concours.
Mon rêve. Avoir cette école qui promet tend et semble récompenser le travail continu. Le hic : un système d'admission laissant perplexe beaucoup de personnes. J'ai été sur les forums pour me rassurer, écouté mes camarades, cru bon de rêvé. Et là, nouveau dérapage. La filière que je veux vraiment ? La SCAn. Section sCience et Anglais. Enormissime pour atteindre un de mes buts dans la vie, être bilingue anglais. Mais une dizaine de places seulement pour les français, la moitié restante étant anglophone. Quelles sont mes chances d'intégrer ? Pas certaines. ... La certitude me rassure tellement ! Alors je me languis, je désespère depuis Mars. Autant que si j'avais attendu depuis la 6e. Alors que je connais l'école depuis seulement trois mois. Entre temps, j'avais réussi à prouver à mes parents par maints arguments et moult discours. C'était quasiment fixé. J'avais relégué les CPGE et leur enfer souterrain en bas de mon classement, rêvant de la SCAn, bien évidemment, et affirmant toujours que je ne l'aurais jamais. La même politique. J'ai beau grandir, penser de plus en plus à mon avenir, mes rêves persistent. La pulsion (pourquoi n'en serait-ce pas une ?) change simplement d'objet. Autrefois c'était la gloire par les arts. Descartes disait qu'on pouvait tout vouloir. Mon projet s'est donc simplement mué. Et j'ai désiré plus que tout la SCAn, sachant que j'avais des chances infinitésimales d'y entrer.
A l'heure actuelle les résultats ne sont pas tombés. Je peux très bien être admis en SCAn sans le savoir.
Et j'espère toujours au fond de moi.
Mais un autre facteur a surgi...

James Blunt "Goobye my Lover" (I'm so hollooow)

... 5 kilomètres les séparent et c'est désormais à Lyon que semble se résoudre mon avenir. Les deux prochaines années convergent là-bas si j'en crois mes prédictions.
Comment une enveloppe aussi frêle a pu autant me faire réfléchir ?!
Léger retour en arrière : ...

Il était une fois, au début de l'année, les discours alléchants d'un prof. Pharma ? trop tentant ! Oui mais les prépa aussi... Et les écoles d'ingénieur ! Que choisir ? J'ai penché un temps pour Pharma, délaissant définitivement les arts. Puis les CPGE se sont imposées. Et là nouveau problème : choisir quoi ? le discours paternaliste de mes parents et ma couardise pondérée ? ou choisir les "GRANDES" prépa, pour la gloire, l'honneur et la passion ? J'ai pas le coeur fougueux. Je me sens petit face à ce monde de taupins surpuissants. Et même mon côté rêveur fougueux n'a pas su me faire pencher pour les grandes écoles. Au cas où l'Insa me rejettait (aïe) je projetais d'aller à Dumont. La prépa "locale". Pourquoi pas, après tout ?

Mais j'avais aussi postulé, à l'arrachée, aux Lazaristes. Une prépa plutôt appréciée par mes pairs. "Qui veut tenter Lazare ici ?" Plusieurs mains se sont levées à chaque fois que sonnait cette question. Mais pas la mienne. J'avais postulé "pour voir". Pour satisfaire malgré son silence relatif mon côté "rêveur farouche". Le problème c'est qu'apparemment, cette grande école au si petit effectif envoie une lettre aux élèves qui l'intéressent beaucoup.
L'autre jour, Jeudi 15, le prof nous annonce avec ce léger stress dans la voix "J'ai appris par *** (son envoyé spécial à Lazare) que les Lazaristes avaient tardé à envoyer les enveloppes. Mais ça y est ils l'ont fait : ce soir vous vérifiez. Qui ça concerne déjà ?" J'ai pas levé la main. Pourquoi m'ennuyer avec ces histoires ? Je projetais rien vis à vis de Lazare.
Mais le soir même, sans que j'aie vérifié, mon père a ramené le courrier et ouvert cette fameuse lettre. j'avoue que j'apprécie pas le fait qu'on ouvre mon courrier... mais au final ça montre à quel point j'étais ignorant, autant que lui, de la valeur de cette lettre. Du moins en comparant avec Pierre-Antoine qui l'a reçu et qui était aux anges, surexcité, à me demander en vitesse sur MSN de vérifier que je l'avais - ou pas - reçue moins aussi.

Enya "May it be" ? (le titre explique la présence de la chanson ici... )

Quand je l'ai vue, je me suis dit "Ah".
Un bout de papier m'informant que j'étais "fortement susceptible d'être admis".

... And so what ? aurais-je pu dire, fier de mes prétentions sur l'Insa, désireux de ne pas m'intéresser aux prépas.
Mais entre temps, j'avais vu combien l'Insa était difficile d'accès, combien la sélection ne m'avantageait pas, combien la politique à choisir serait assez hasardeuse : prendre ce qui me reste. Sachant tout ce stress qui me rongeait à cause de l'Insa et son incertitude, sachant que j'avais Dumont en renfort en cas de refus à l'Insa, et qu'une prépa que d'aucuns mourraient d'envie d'intégrer m'envoyait cette lettre, je pouvais qu'avoir une réaction décente.
... Me remettre en question...

De fait, je pensais pas être intéressé par Lazare. bien trop peur d'échouer. Quand je suis aller aux portes ouvertes à Massena, le directeur a dit qu'il fallait globalement avoir bossé, mais avoir des réserves. C'est de ça que j'ai peur : ne pas avoir de "réserves", en gros avoir le second moteur au cas où le premier explose... (image très rassurante m'est avis XD) Le fait est cependant que Lazare me prétend "fortement susceptible d'être admis". C'est un bon point. De plus, cette "grande" prépa me fait l'honneur de reconnaître le travail de ces années derrière moi. J'en suis honoré - qu'est-ce que je peux dire de plus ? C'est très rassurant par rapport au statu quo de l'Insa.

Le Roi Lion "L'amour brille sous les étoiles"
( ... l'amour s'amène et nous pauvres pouilleux / Ils nous jettent tous les deux ! )

Quoiqu'il en soit, j'en arrive au point où je doute. Le pic, ç'a été entre vendredi et samedi. ma nuit s'est passé sans rêves : comme d'habitude je rêve tellement le jour que mon inconscient exténué doit profiter de la nuit pour s'en remettre lui aussi... Enorme, hein ? Au moins j'ai pu dormir. Ce qui m'importe désormais, c'est ce choix à faire entre Lazare et Insa, car je me suis résolu : je ne dirai pas non à Lazare. Mais si je dis oui à la prépa, je dis au revoir de façon sûr à mes rêves sur la SCAn. Sayonara l'anglais. Je devrai composer par moi même pour cela - et les méthodes alternatives ne manquent pas (voyage, correspondance, abonnement à Times pourquoi pas ?) mais le rêve de la SCAn, lui, avec tout ce que cela comprend (devoir comprendre 2 ans avec 80 % de cours en anglais, être avec des anglophones en cours, pouvoir faire un stage en pays anglophone dès 2009 ! ) tout cela disparaît.

FF12 "Esper Battle" (épique... comme ce à quoi je rêve... )

Comment lutter ?
Je ne sais donc pas quoi choisir. Ce qui m'importe désormais, c'est que je joue les deux à cinq années de ma vie future. Je joue mon avenir de manière général. l'échec à Lazare est aussi concevable qu'à l'Insa de Lyon. Mon avenir, lui, semble se jouer à Lyon... C'est la moindre de mes certitudes, elle est au moins rassurante en ce sens que je serai toujours là pour pleurer sur tes problèmes, Olivier !

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J'en arrive par ailleurs aujourd'hui au point où je dois devenir adulte. Je conçois que dans deux jours j'aurai franchi la majorité arbitraire. Pour autant je me saurai toujours aussi frêle et faible. Avoir dix-huit ans ne m'apportera ni stupre ni sagesse - pas plus qu'avant du moins. (disons que ça restera dans le négatif, quoi)

Passer ce cap, je serai comme toi, Joyce. Je sais que j'ai pas été très présent par ailleurs. Mais au fond ça n'importe pas tant. J'ai essayé de m'améliorer pour toi. Mais j'ai pas réussi, je le ressens comme ça. Je me rends compte que j'ai bientôt dix-huit ans, et j'ai l'impression de mentir. De me réfugier dans tes jupons parce que je suis qu'un gosse en fait. Je suis perdu, et mes différends avec l'avenir n'arrangent rien. C'est quoi cette comédie que j'interprète ? J'ai essayé de vivre, et au final je me suis mis en quarantaine dans un monde qui n'existe pas, je me suis expatrié dans l'illusion que je voulais éviter, tout en enviant à côté de cela la liberté des autres, de ceux-là qui ne se mentent pas comme je me mens. Et le pire c'est que ça se répercute sur toi... Je me sens lamentable d'avoir si peu de légitimité à me prétendre avec toi.

Lacrimosa "The Phantom of the Opera"

J'en arrive au point où j'ai peur de faire plus de mal, au point où Christine peut repartir avec le compte sans craindre pour leur vie.

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A côté de ça, je sais que je devrais relativiser ma position. Je suis un bon élève. Soit. Et je vis dans un pays relativement stable. Soit. Je détiens paix, sécurité (relative tout de même... ), santé, jeunesse, et j'ai aussi un peu d'amitié, par à-coups, à Toulon d'abord, à Paris, à Djibouti, à Tours, à Nantes, à Lilles... Un peu partout. mais pas au lycée.

*sécrétion pulsatile d'amitié gouvernée par le complexe hypothalamo-hypophysaire*

Je me morfonds chaque jour de m'intégrer. C'est un combat constant. Toujours la peur d'être à la ramasse. D'être le nouveau déchet des autres, leur bouc-émissaire.
"C'est tellement stupide", n'est-ce pas ? Au contraire de l'érotomane, je suis une personne qui se sent en proie à la cruauté des autres en quelque instant de ma vie que ce soit.
C'est pour cela que j'ai cet exponentiellement long bâton enfoncé là où nous pensons tous.
C'est pour cela, par ailleurs, que je suis si "arrogant" comme certains m'ont décrit. Même maintenant je redoute les conséquences de ce que je dévoile.
Tout à la fois je désire constamment l'attention d'autrui. C'est pour cela que je suis aussi éclatant sur MSN, que je l'ai autant été sur le net de façon générale. Tous les smileys, les blagues pourries que je sors généralement à la vitesse de Buzz, cela fait partie de cette personne extravertie que j'aimerais être. Des gens comme Pierre et ses idées tordues... Comment tu fais pour assumer ? Comment ? je prétends ne pas avoir la dignité assez basse pour le faire... au fond c'est plutôt que j'ai pas les couilles pour assumer ce genre de liberté. Alors que... sur le net ? Who cares ?! Là je me lâche !

Je viens de commencer à relire ce livre, sous l'impulsion de ma mère - piètre lectrice... - et de Paul - lecteur insomniaque ? Ils m'ont pas poussés, c'est juste que leur parler m'a donné envie de le relire...
"Tous manipulés tous manipulateurs".
Si je me rappelle bien, mes parents m'ont mis la main au front d'un air inquiet quand je le leur ai demandé pour mon anniversaire - c'était avant le départ pour Djibouti, il fallait bien que je fasse mon beau à l'époque et lire un livre de "psycho" ça faisait classieux... du moins je croyais. Et quoi que j'aie pu croire, je ne regrette pas cette acquisition...

"La cible idéale pour le manipulateur est un individu qui éprouve un sentiment d'incomplétude, né de sa non-appartenance (réelle ou supposée) à un groupe déterminé (consommateur, famille, parti, modèle social). Cette non-appartenance crée un vide affectif, existentiel dans les cas les plus extrêmes. De cette souffrance, surgit un désir irraisonné de se conformer au modèle social envié. Parfois le groupe existe socialement ; parfois il est le fruit du seul imaginaire ou de la production publicitaire ou médiatique, ou d'une manipulation intrafamiliale ( devenir le fils idéal ou l'épouse parfaite).
Le sentiment de non-appartenance s'accompagne chez le sujet d'une peur permanente de mal faire, liée à un sentiment d'inadaptation ou d'infériorité. Il existe chez le futur recruté une crainte de la critique et de la mise au jour d'une personnalité réelle qu'il vit comme inadaptée, socialement condamnable, voire médiocre. on retrouve chez lui des traits de personnalité obsessionnelle avec le sentiment d'être l'objet des propos de l'environnement proche et de vivre sous le regard d'autrui; Obsédé par son désir d'être, ou plus précisément de paraître parfait; il peut être amené à adopter un véritable comportement psychorigide." (Jean-Marie Abgrall)

Bon, j'épargne à mes doigts la fin de l'extrait, il ne m'intéresse pas vraiment. Quoiqu'il en soit, je me suis parfaitement reconnu dans cette description. J'en ai ri jaune, comme on dit. Mais, suivant la logique de l'extrait, qui me manipule dans cette affaire ? Je suis cette victime quasi idéale... mais au fond, le vrai loup, c'est moi. Personne d'autre. Je n'entends pas jouer les interprètes et m'inspirer du texte pour dramatiser ma cause. (C'est malgré tout ce que j'ai fait - ça s'appelle une prétérition, je crois ^^ et ça fait partie du processus manipulatoire qui suinte de mon écriture, précisément pour dramatiser ma vie et essayer de paraître intéressant, c'est fou non ?... ) Ce que je veux dire, c'est que tous mes problèmes au fond, ne viennent que de mon entêtement à la timidité, à la rigueur avec ma propre personne...

Je veux juste rire, m'amuser, sortir...
... Sortir de ce carcan impavide que j'ai pu me construire dans la petite tragédie que je jouait en solo. Cette protection même qui en réalité m'étouffe.

Tour de Japon "To Zanarkand" (*sigh*)

En sortir.
Qu'est-ce qui m'en empêche ? Sinon moi ?
La peur. Toujours cette peur, qui ne dépend que de moi ! C'est tellement... ah... (je vais radoter à force)
Je vais finir cet article ici. J'ai pas le courage de le relire, pas le courage de le mettre en forme, pas le courage de le corriger.
Il faut juste que j'écrive, même si personne ne lit.
Juste écrire. (en espérant qu'on me lise... toujours aussi contradictoire !)

Sylvain. (peut-être Sylf... mais au fond, c'est ce personnage bouffon que je dois assassiner pour vivre réellement... non ?)

J'en suis au crépuscule de mon enfance.
C'est ça l'âge adulte ? Des regrets à n'en plus finir ?
Suite et Fin
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# Posté le dimanche 18 mai 2008 17:02